Une présentation un peu plus informelle...

Merci à tous les premiers visiteurs de ce site! Vu la jeunesse du site, on peut remercier Facebook, qui attira ces quelques clics… :-) 

Aussi me suis-je dit qu'il serait une bonne idée de présenter mes activités d'une manière un peu plus détendue, informelle et lisible. Je n'aime pas le terme vulgarisation scientifique, car il y a "vulgarisation" dedans et mes activités n'ont rien de vulgaire, à priori ! Mais bon, je crois que vous avez compris ce dont je veux parler... Alors voilà, par ces quelques lignes j'essaierai de vous transmettre le quoi, mais aussi le pourquoi du comment! 

Musicien depuis mon plus jeune âge, depuis toujours j'ai été en contact avec les sons, les vibrations, les rythmes et les harmonies. J'ai passé mon enfance et mon adolescence comme un élève musicien curieux d'en apprendre toujours plus, mais aussi comme un passionné de sciences et technologies. Mon chemin s'est finalement orienté vers les études scientifiques et c'est tout naturellement que je me suis dirigé vers une école d'électronique, l'ENSEA.  Suite logique ; le DEA et la thèse, l'envie d'en apprendre encore, donc l'immersion dans le monde de la recherche. 

Après une "pause" de presque deux ans à travailler comme ingénieur me voilà de retour parmi les chercheurs ! Mais le pari est de taille ; changement de domaine, nouvelle vie, nouveau(x) pays. Ce pari a un nom : EBRAMUS, ce qui signifie "Europe, BRAin and MUSic" : l'Europe, le cerveau et la musique. Qu'est-ce que cela peut bien signifier, à part un joli acronyme qui rappelle ERASMUS ? 

Nous connaissons tous le rôle que la musique peut jouer dans notre vie. Les textes de nos chansons préférées génèrent chez nous les émotions les plus profondes. Malgré de nombreuses écoutes, ce même passage nous donne la chair de poule. Nous associons des moments de notre existence à un morceau, un album voire un groupe (je serai capable de vous raconter précisément ce qu'il m'arrivait lors de la sortie de chaque album de Dream Theater à partir de  Scenes From A Memory !) .  Nous pouvons bouger, danser, sur ces sons qui ont rythmé notre adolescence avec ferveur et que nous écoutons aujourd'hui avec nostalgie. Bref, il n'est nul besoin de convaincre que nous sommes sensibles en bien des manières à la musique. 

Alors de manière très, très générale, dans EBRAMUS nous nous intéressons à l'effet de la musique sur le cerveau. Dis comme cela, c'est extrêmement vaste ! On pourrait aussi se demander : à quoi bon ? Pourquoi l'Europe donnerait-elle des financements pour un projet si farfelu ? Et bien c'est parce que nous nous intéressons aux applications thérapeutiques. La musique pour guérir! 

Musicothérapie ? Pas exactement. Une discipline qui a ses mérites, ses adeptes, et aussi ses résultats, mais aussi une discipline critiquée pour son manque de rigueur et de bases scientifiques. C'est donc plus ou moins ce que nous faisons dans EBRAMUS ; mener des études sur l'effet de la musique sur le cerveau, en apportant les méthodes venant de la psychologie, des neurosciences et de l'ingénierie. 

De mon coté, avec mon collègue Charles-Etienne Benoit, et sous l'encadrement de Simone Dalla Bella, nous travaillons précisément sur l'effet de la stimulation rythmique pour la rééducation de la maladie de Parkinson . Mais ceci est une autre histoire, que j'aurai plaisir à vous raconter prochainement ! 

Merci à tous de votre lecture, et de votre support.. 

Amicalement, musicalement...

Nicolas

© Nicolas Farrugia 2013